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    <title>Tracts</title>
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    <description>Sur le fil du temps...</description>
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      <title>Tract TUMULTO n°11 : Sortons au plus vite de l’impasse capitaliste en généralisant nos luttes</title>
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      <pubDate>Tue, 12 Oct 2010 22:26:27 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Entrees/2010/10/12_Tract_TUMULTO_n11___Sortons_au_plus_vite_de_limpasse_capitaliste_en_generalisant_nos_luttes_files/temps%20modernes.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Media/object000_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Sortons au plus vite de l’impasse capitaliste en généralisant nos luttes !&lt;br/&gt;Août 1980 : les ouvriers polonais mettent à genoux l’État stalinien :&lt;br/&gt;« On était sous surveillance. Il y avait plein de flics sur le chantier. […] Le samedi, Bogdan vint chez moi et m’annonça que Walentinynowicz avait été licenciée. […] Nous sommes tombés d’accord pour déclencher la grève et nous avons discuté des moyens à mettre en œuvre. […] Aussitôt, je distribuais des tracts, déclarant que tout le chantier allait se mettre en grève ce jour-là, qu’on venait de mettre à la porte Walentinynowicz qui travaillait depuis trente ans aux chantiers. […] J’avais terriblement peur en marchant à travers le chantier. Pas pour moi, mais des gens qui me suivaient. Si on les mettait à la porte, ils pourraient m’en vouloir de les avoir entraînés. […] Il fallait se défoncer, prouver qu’il y en avait qui n’avaient pas peur. Un cri a retenti : Hourrah ! qui s’est répercuté. Je le savais, c’était la grève. […] Nous avons aussitôt sauté sur une pelleteuse, bien qu’aucun de nous n’ait envie de prendre la parole. […] J’ai remis le papier à Leszek pour qu’il lise la liste du comité de grève. Il voit son nom et dit : « Même moi, on m’y a inscrit. M’acceptez-vous ? » Instantanément tous applaudissent. Il a lu toute la liste et il a commencé à dire qu’il fallait rassembler les revendications et s’organiser… » (Extraits de Pierre Li, Quand les journalistes polonais parlaient, Editions Mégrelis, 1982)&lt;br/&gt;Ces ouvriers des chantiers de la Baltique ont tout de suite formé un Comité de grève inter-entreprises, le MKS. Le 18 août, 156 entreprises étaient représentées dans ce MKS ; une semaine plus tard, elles étaient plus de 600 ! Et le 30 août, une séance historique se déroula où le ministre Jagielski répondit par un laconique « J’accepte, je signe » à l’énoncé de chacune des vingt et une revendications ouvrières. Et cela sous la surveillance scrupuleuse ― les débats étaient retransmis par haut-parleurs dans tout le chantier ― des prolétaires qui tenaient à garder le contrôle. Ces ouvriers, il est vrai, n’étaient pas prisonniers d’appareils syndicaux et ne se faisaient plus d’illusions sur « leur » État ; ils ont forcément dû prendre leur lutte en main. C’était hier, et pourtant ils nous montrent toujours le chemin. &lt;br/&gt;Une grève reconductible, oui ! Mais pour en faire quoi ?&lt;br/&gt;On le voit une grève doit impérativement incendier la plaine, surtout ne pas rester à pourrir sur place sur les quais des gares ou des ports. Il faut impérativement bousculer le jeu gouvernemental qui a prévu de nous opposer : usagers contre cheminots, automobilistes contre routiers, parents d'élèves contre profs, etc., alors que nous sommes tous exploités, que nous avons tous des aspirations semblables envers un avenir meilleur. Il faut donc nous rejoindre, trouver des moyens de nous parler, de nous lier.&lt;br/&gt;Il faut profiter de tout rassemblement, provoquer des regroupements, des assemblées générales, pour populariser quelques idées simples et fortes :&lt;br/&gt;    - AG ouvertes à tous : prolétaires, étudiants, chômeurs, retraités ;&lt;br/&gt;- les AG se donnent des outils efficaces : un comité de grève, une caisse de survie, des slogans unitaires (un toit décent et à manger pour tous ; retrait pur et simple de la réforme des retraites ; embauche de titulaires à hauteur des besoins…) ;&lt;br/&gt;- les AG doivent gagner la course contre la fatigue financière et morale de ses acteurs, la répression frontale de la police d'État ou celle plus sournoise des institutions réformistes implantées dans la classe ouvrière, partis ou syndicats. Ce sont ces réformistes, ces co-gestionnaires de la crise qui nous mènent en bateau depuis 1968. Nous ne saurions les confondre avec la majorité des syndiqués de base, honnêtes et combatifs ! Le 19 mars 2009, nous étions déjà TROIS millions dans la rue. Depuis les inutiles journées d'inaction se sont succédées (27 mai - 24 juin - 7 et 23 sept. - 2 octobre) alors qu'il aurait suffit d'une courte semaine !&lt;br/&gt;Seule une lutte d’ensemble, qui passe par-dessus les divisions entretenues par le capitalisme (catégories de prolétaires, entreprises ou secteurs, régions, pays) peut construire un véritable rapport de forces face à l’État bourgeois. C’est l’extension rapide du mouvement qui peut seule nous donner la force morale et physique d'affronter l’État. En sortant de son lieu de travail, en cherchant à convaincre d’autres secteurs, en débauchant d'autres entreprises. En étendant la solidarité, on peut créer des miracles.&lt;br/&gt;Sur Toulouse, nous invitons : à tenir une AG en fin de manifestation (Allées Jean Jaurès par exemple) pour partager nos informations ; à se rendre massivement mardi après-midi dans les AG de secteurs pour, si le nombre le permet et si d'autres secteurs sont représentés, élire un comité de grève élargi et décider des actions possibles ;à œuvrer pour qu'une AG centrale se tienne dès mercredi (dans le lieu symbolique qu'est la Bourse du travail, par exemple) pour commencer à rassembler nos forces…&lt;br/&gt;Seul le front le plus large et le plus soudé est en mesure de faire aujourd’hui reculer le gouvernement sur cette première attaque d’envergure, et de nous redonner le courage de résister aux prochaines qui se profilent ici comme ailleurs (gel des salaires, Hôpital en danger, contrôle social et sécuritaire…). En effet, une victoire ouvrière en France offrirait aussi des perspectives aux prolétaires de tous les autres pays qui actuellement, trinquent comme nous, pour que se poursuive l'accumulation du Capital.&lt;br/&gt;Une grève c'est avant tout sa dynamique d'extension et l'ampleur de la solidarité qu'elle développe !&lt;br/&gt;RENFORCONS NOTRE BASE DE LUTTE, FUSIONNONS LES AG, CONCENTRONS NOS FORCES !&lt;br/&gt;« L'ÉMANCIPATION DE LA CLASSE OUVRIÈRE DOIT ÊTRE L'ŒUVRE DES TRAVAILLEURS EUX-MÊMES ! »&lt;br/&gt;( Statuts de l'Association Internationale des Travailleurs, 1864 )&lt;br/&gt;TUMULTO ! (tumulto.org ― &lt;a href=&quot;mailto:contact@tumulto.org/&quot;&gt;contact@tumulto.org&lt;/a&gt; ― 12/10/2010)&lt;br/&gt;Textes et presse du mouvement ouvrier : collectif-smolny.org ― ibrp.org ― internationalism.org internationalist-perspective.org ― leftcommunism.org ― marxists.org ― pcint.org ― sinistra.net&lt;br/&gt; ―― Faites circuler ―― Ne pas jeter sur la voie publique ――&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Tract TUMULTO n°10 : Rompons les rangs et généralisons les grèves !</title>
      <link>http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Entrees/2010/9/23_Tract_TUMULTO_n10___Rompons_les_rangs_et_generalisons_les_greves_%21.html</link>
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      <pubDate>Thu, 23 Sep 2010 21:51:08 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Entrees/2010/9/23_Tract_TUMULTO_n10___Rompons_les_rangs_et_generalisons_les_greves_%21_files/temps%20modernes.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Media/object000_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;POUR TRAVAILLER MOINS, MIEUX, TOUS, AUTREMENT, À AUTRE CHOSE :&lt;br/&gt;Rompons les rangs et généralisons les grèves !&lt;br/&gt;Face à l’approfondissement de la crise depuis l’été 2007, luttes ouvrières et émeutes de la faim ont repris. Cet été, des salariées du textile ont saccagé des usines au Bangladesh alors qu’en Chine des milliers de grévistes ont obtenu des hausses de salaires de plus de 30%. Inquiètes, les autorités ont mis tout leur poids dans la balance pour promouvoir un nouveau modèle économique davantage soutenu par la consommation intérieure. Autrement dit, les esclaves et autres migrants, qui fabriquent tous les objets cultes de « notre » modernité vont donc pouvoir devenir des zombies « producteurs-consommateurs ». Et ainsi perpétuer cette civilisation du caddie, dégueulant de gadgets inutiles et de nourriture frelatée, payés au prix fort : sols ravagés, engraissés chimiquement… et misère d’immenses masses de l’outre-monde. &lt;br/&gt;La croissance vertigineuse des forces productives rejette par centaines de millions des hommes et des femmes aux marges de l’humanité, ceux-ci devant s’estimer heureux de survivre au milieu des décharges publiques. Et les autres ne supportent plus les concentrations urbaines et le fouet du travail qu’en fuyant dans les mondes virtuels, développant l’ultra-violence ou la maladie. Sans compter la Terre transformée peu à peu en bombe climatique folle ou en désert simplement pour que l’argent vomisse l’argent. Travailler pour consommer et consommer en gaspillant pour justifier la production de nouvelles marchandises, bien entendu plus attractives, semble être devenu l’horizon indépassable de l’humanité.&lt;br/&gt;Alors, questionnons le travail. Car, si quelques créatifs œuvrent avec plaisir, si quelques privilégiés satisfont leurs désirs, c’est toujours grâce au labeur et à la galère renouvelée de l’immense majorité ! Sans-emploi, sous-emploi et sur-travail sont les trois faces de la même exploitation.&lt;br/&gt;Questionnons aussi ceux qui se lamentent sur les jours heureux de l’État-providence ou ceux qui prétendent financer nos « retraites » grâce à une meilleure répartition des « fruits de la croissance », en oubliant tout ce que cette croissance capitaliste a de destructeur, de morbide, en oubliant que le « confort » des classes moyennes et de ce « secteur public » aujourd’hui en voie de délitement, n'est pas une « richesse » donnée à tous qu'il suffirait de « mieux répartir ». Cette richesse, d’où viendrait-elle si ce n'est de l’exploitation de la classe ouvrière de tous les pays, d’un endettement de plus en plus faramineux et de relations inégales avec les régions périphériques dont le pillage se poursuit : aujourd’hui encore Areva exploite l’uranium du Niger au grand bénéfice de l’indépendance énergétique française, tandis qu'à leur tour les Chinois se ruent avidement sur toutes les matières premières ou terres fertiles qui peuvent encore tomber sous leur coupe, contribuant un peu plus au saccage généralisé… Prétendre assurer notre « avenir », nos « retraites », en laissant subsister tels quels les rapports sociaux capitalistes, c'est plus qu'une illusion, c'est un crime contre l'humanité à venir.&lt;br/&gt;La torrentielle expansion du capitalisme a balayé les questions vitales : celle de la dignité humaine, celle de la capacité de prendre en main notre propre sort, celle des biens communs, appartenant autant au présent qu’au futur. Comment satisfaire les besoins de tous sinon en pensant différemment production et distribution, en œuvrant de façon consciente et associée, en faisant cesser l’indécence des privilégiés ?&lt;br/&gt;Depuis 1968, les gouvernements successifs n’ont jamais changé la vie mais au contraire  sournoisement préparé un avenir infiniment sombre. Car le réformisme de droite comme de gauche ou même d'« extrême »-gauche, n’est que l’adaptation sans fin, la gestion de plus en plus sophistiquée mais pas moins violente des contradictions capitalistes.&lt;br/&gt;La classe dominante fera tout pour conserver ses privilèges, maintenir la domination du Capital qui la nourrit. Elle ne peut faire autrement. Il n'y a donc rien à en attendre. Généraliser la grève ne peut être qu’un effort de la base (non-syndiqués et syndiqués) contre ces bonzes qui se satisfont du spectacle des promenades symboliques de 24h, soins palliatifs judicieusement administrés pour masquer l'avancée de la gangrène capitaliste.&lt;br/&gt;Si nous devons chasser la résignation, ce sera :&lt;br/&gt;- en brisant la camisole corporatiste, en essayant par exemple de nous rendre dans des AG d’autres secteurs ou en tenant des AG de rue, au début ou en fin des manifestations ;&lt;br/&gt;- en créant des comités de lutte, de réflexion, des assemblées populaires, des organes regroupant TOUS ceux qui veulent bousculer les lignes, rejeter les illusions sur la possibilité de réformer ce système morbide. Bref, en développant des espaces prolétariens où se renforceront conscience et combativité.&lt;br/&gt;Étudiants et laissés pour compte, prolétaires au travail, au chômage ou à la retraite, c’est en parlant aussi bien de nos besoins radicaux, de nos méthodes de lutte que de nos expériences, que nous pourrons réorganiser notre front de classe, retrouver le sens d'une réelle solidarité. C’est en agissant avec lucidité et continuité, en puisant dans notre force intérieure comme en combattant de façon de plus en plus collective, en essayant toujours de surprendre l’adversaire, en échappant aux rituels capitalistes comme en puisant dans le riche passé de notre classe… que nous reprendrons goût au futur ! &lt;br/&gt;Saluons donc l’initiative des manifestants qui ont décidé de « désobéir » et de se réunir en assemblée générale, refusant ainsi de suivre ceux qui nous mènent à une nouvelle défaite au cours de ces promenades trop bien encadrées. Unissons-nous, ouvrons tout suite la discussion la plus large, tenons meeting d’entrée de jeu !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Rompons les rangs des défilés pré-formatés et recherchons la solidarité par la discussion fraternelle et la généralisation de la grève !&lt;br/&gt;Reprenons en main notre temps, un temps qui ne soit plus soumis aux impératifs du Capital, tournons le dos à la logique parlementaire, syndicale ou électorale et imposons notre calendrier des luttes !&lt;br/&gt;« L'ÉMANCIPATION DE LA CLASSE OUVRIÈRE&lt;br/&gt;DOIT ÊTRE L'ŒUVRE DES TRAVAILLEURS EUX-MÊMES ! »&lt;br/&gt;( Statuts de l'Association Internationale des Travailleurs, 1864 )&lt;br/&gt;TUMULTO ! (tumulto.org ― &lt;a href=&quot;mailto:contact@tumulto.org/&quot;&gt;contact@tumulto.org&lt;/a&gt; ― 23/09/2010)&lt;br/&gt;Textes et presse du mouvement ouvrier : collectif-smolny.org ― ibrp.org ― internationalism.org internationalist-perspective.org ― leftcommunism.org ― marxists.org ― pcint.org ― sinistra.net&lt;br/&gt; ――  Faites circuler  ――  Ne pas jeter sur la voie publique  ――&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Tract TUMULTO n°9 : Offrons une retraite dorée à Thibaut, Sarkhozy et consorts</title>
      <link>http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Entrees/2010/6/24_Tract_TUMULTO_n9___Offrons_une_retraite_doree_a_Thibaut,_Sarkhozy_et_consorts.html</link>
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      <pubDate>Thu, 24 Jun 2010 21:40:55 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Entrees/2010/6/24_Tract_TUMULTO_n9___Offrons_une_retraite_doree_a_Thibaut,_Sarkhozy_et_consorts_files/temps%20modernes.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Media/object002_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:124px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Offrons une retraite dorée&lt;br/&gt;à Thibault, Bettencourt, Sarkhozy, &lt;br/&gt;Strauss-Kahn et Cohn Bendit :&lt;br/&gt;renversons le capitalisme !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Des bagnes de l'affairisme sauvage à la chinoise aux collines d'ordures de Manille ; du nuage de cendre du 11 septembre aux nuages de pétrole du golfe du Mexique ou de Guinée ; des paysans indiens ruinés par les multinationales qui se suicident au Round Up aux défenestrés de France Télécom… partout c'est la même impasse capitaliste, partout ce système dévore la Terre et les Hommes !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les temps maudits sont devant nous. La crise qui a débordé en 2007 (elle avait commencé 40 ans auparavant) rebondit fortement en Europe car rien n’a été réglé. On soigne le mal par le mal : pour apurer une crise du crédit, on a  injecté encore plus de liquidités ! Malgré les discours moralisateurs et triomphalistes du G20, on s’est contenté de repousser le krach devant nous. Et les spéculateurs ne font que leur job : faire fructifier le pognon, permettant ainsi que ce système continue de fonctionner en « rapportant le plus de fric possible, le plus vite possible, par tous les moyens possibles. » (dixit Jérôme Kerviel).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et, après nous avoir « convaincu » que c'était la faute aux traders fous, aux spéculateurs cupides, aux Grecs indolents, la bourgeoisie nous présente aujourd'hui une potion amaigrissante en vue de perpétuer… ses privilèges. Cette classe de parasites, de culs bien au chaud, et sa cour de bureaucrates syndicaux et politiques, nous propose sa diète pour éponger sa dette. Partout on comprime, sabre, hache, extermine les dépenses publiques… mais on arrive quand même à trouver un peu de pognon pour Christine Boutin !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;On nous demande encore une fois d'être bêtes et disciplinés, obéissants et résignés, de nous agenouiller devant l'État et « ses réformistes de tous poils » pour nous laisser tondre, pour regonfler ainsi la croissance capitaliste… et leurs profits. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ces requins, ces sangsues et leurs crabes réformistes nous proposent leur avenir de petits boulots (le retraité pour combler sa pension, le jeune parce que son horizon est bouché), une vie de funambule, une précarité exacerbée où nous essaierons, chacun dans notre coin, de subsister avec force cachets, mendicité, prison : « Pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d'arbres de la liberté, par des phrases sonores d'avocat, il y aura de l'eau bénite d'abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours. » (A. Blanqui)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;N'ATTENDONS PAS, FAISONS TOUT NOUS-MEMES !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les bonzes syndicaux ne nous aiderons pas, nous n'avons plus le choix que d’essayer d’y arriver par en bas. Ne pas rester isolé, tisser un réseau, fusionner avec d'autres grévistes,  s’organiser, se battre tous ensemble. Pour ne plus dépendre des syndicats et de leur « journées » d'inaction !&lt;br/&gt;Pour en finir avec la soumission et la désespérance, empoignons vraiment les armes de la lutte de classe. Il faut construire des organisations territoriales, conçues et soudées à la base, de lutte sociale et politique (AG, comités de lutte et de quartier…), dans lesquelles les larbins réformistes ne pourront plus déployer leurs talents de bateleurs électoralistes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus d'illusions. Dans une crise aussi violente, qui nous menace tous, il faut préparer une offensive de grande ampleur, développer une solidarité et une conscience internationales. Se battre pied à pied contre l'arrogance et la brutalité capitaliste, c'est porter en germe une transformation révolutionnaire du monde, d'un monde meilleur.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« L'ÉMANCIPATION DE LA CLASSE OUVRIÈRE DOIT ÊTRE L'ŒUVRE DES TRAVAILLEURS EUX-MÊMES ! »&lt;br/&gt;( Statuts de l'Association Internationale des Travailleurs, 1864 )&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;TUMULTO ! (tumulto.org ― &lt;a href=&quot;mailto:contact@tumulto.org/&quot;&gt;contact@tumulto.org&lt;/a&gt; ― 24/06/2010)&lt;br/&gt;Textes et presse du mouvement ouvrier : collectif-smolny.org ― ibrp.org ― internationalism.org internationalist-perspective.org ― leftcommunism.org ― marxists.org ― pcint.org ― sinistra.net&lt;br/&gt; ――  Faites circuler  ――  Ne pas jeter sur la voie publique  ――&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Tract TUMULTO n°8 : Réunion Publique Internationaliste</title>
      <link>http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Entrees/2010/1/23_Tract_TUMULTO_n8___Reunion_Publique_Internationaliste.html</link>
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      <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 12:50:03 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Entrees/2010/1/23_Tract_TUMULTO_n8___Reunion_Publique_Internationaliste_files/droppedImage_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Media/object000_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:205px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;RÉUNION PUBLIQUE INTERNATIONALISTE&lt;br/&gt;SAMEDI 23 JANVIER – 15H00&lt;br/&gt;« Crise du capitalisme, crise du mouvement ouvrier, crise de l'Humanité ? »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La crise économique ouverte fin 2007, loin d'être résorbée, illustre les contradictions de plus en plus violentes de l'expansion d'un mode de production qui soumet l'homme et son environnement à une seule et unique loi : celle de l'accumulation de capital. Cette crise se surajoute et conditionne d'autres expressions de crise dans lesquelles se débat l'Humanité : alimentaire (aujourd'hui un sixième de l'humanité souffre encore de faim), environnementale (dérèglement climatique, extinction d'espèces, désertification, etc.), raréfaction des ressources (accès à l'eau potable, matières premières), insécurité sociale (chômage et précarité dans les centres historiques du capitalisme, misère croissante des mégalopoles), tensions guerrières. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans ce contexte, la classe dominante affiche partout une morgue indécente. En totale impunité, la bourgeoisie continue de mettre l'humanité en coupe réglée pour maintenir coûte que coûte sa capacité d'exploitation et de production. Si elle peut se le permettre, c'est que le prolétariat, comme classe consciente et révolutionnaire, est absent du devant de la scène politique depuis trop longtemps. Ses luttes de résistance n'ont certes pas manqué, mais elles ont échoué et échouent toujours à tracer clairement un autre chemin que celui de l'atomisation et de la reproduction des rapports sociaux capitalistes. Le bilan de son regroupement sous des formes organisées n'est guère plus satisfaisant, les rares groupes se situant sur des positions de classe sont restés marginaux et sans réelle influence, aussi bien sur les combats de classe que dans l'élaboration et la diffusion d'analyses permettant de décrypter les évolutions de l'ensemble du monde capitaliste de ces dernières décennies.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il est grand temps pour les groupes, organisations ou individus se réclamant de la Gauche communiste de se sortir du brouillard idéologique et du sectarisme induit par près d'un siècle de réaction pour retrouver un peu de visibilité, de solidarité et de clarté dans l'analyse. Ceci afin de tenter de dégager avec lucidité une nouvelle perspective internationaliste. C'est pour essayer d'y contribuer que nous vous invitons à participer à la réunion publique qui se tiendra sur le thème :&lt;br/&gt;« Crise du capitalisme, crise du mouvement ouvrier,&lt;br/&gt;crise de l'Humanité ? »&lt;br/&gt;samedi 23 janvier 2010 – 15H00&lt;br/&gt;Salle municipale La Fourguette&lt;br/&gt;Place des Glières (route de Seysses)&lt;br/&gt;31 100 TOULOUSE&lt;br/&gt;Bus n°12&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Merci d'avance pour votre présence. Merci de diffuser cette invitation. Pour toute information pratique, ne pas hésiter à nous contacter :&lt;br/&gt;contact @ tumulto . org&lt;br/&gt;Cette réunion publique est organisée par le regroupement « Tumulto » de Toulouse ( tumulto.org ), en collaboration avec la revue « Controverses » ( leftcommunism.org ) et le groupe « Perspective Internationaliste » ( nternationalist-perspective.org ), dans la continuité des appels au milieu pro-révolutionnaire initiés par ce dernier.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« L'ÉMANCIPATION DE LA CLASSE OUVRIÈRE DOIT ÊTRE L'ŒUVRE DES TRAVAILLEURS EUX-MÊMES ! »&lt;br/&gt;( Statuts de l'Association Internationale des Travailleurs, 1864 )&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Textes et presse du mouvement ouvrier : collectif-smolny.org — ibrp.org — internationalism.org internationalist-perspective.org — leftcommunism.org — marxists.org — pcint.org — sinistra.net&lt;br/&gt; ——  Faites circuler  ——  Ne pas jeter sur la voie publique  ——&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Tract TUMULTO n°7 : Tant que nous ne prenons pas nos luttes en main, nous ne pouvons espérer vaincre !</title>
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      <pubDate>Sat, 13 Jun 2009 12:40:34 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Entrees/2009/6/13_Tract_TUMULTO_n7___Tant_que_nous_ne_prenons_pas_nos_luttes_en_main,_nous_ne_pouvons_esperer_vaincre_%21_files/temps%20modernes_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.tumulto.org/Tumulto/Tracts/Media/object001_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:243px; height:162px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Bilan d'une défaite provisoire et jalons pour les combats futurs&lt;br/&gt;TANT QUE NOUS NE PRENONS PAS NOS LUTTES EN MAIN,&lt;br/&gt;NOUS NE POUVONS ESPÉRER VAINCRE !&lt;br/&gt;Il n'y aura pas de répit des attaques de la bourgeoisie !&lt;br/&gt;Depuis la fin des années 60 une crise larvée de surproduction sape les fondements de l'économie marchande. Il y a tout juste 20 ans, sous les coups de buttoir de la concurrence économique et militaire du bloc US, le bloc capitaliste d'État des pays de l'Est s'effondrait. Depuis 2008, c'est au tour du modèle capitaliste « démocratique » de vaciller sur ses bases (Général Motors, le Japon ou la Californie en faillite, tous les États à la rescousse du système bancaire mondial en perdition). Ne nous cachons pas ce que cela signifie déjà dans tous les pays comme somme de souffrance, comme extension du chômage et de l'extrême pauvreté. Aucune illusion à avoir : cela va continuer. La bourgeoisie n'a pas d'autre choix que de faire payer sa crise aux prolétaires. Le capital est un rapport social d'exploitation, pas un mode de régulation économique plus ou moins efficace ou philanthropique que l'on pourrait arranger au mieux des intérêts de tous comme le prétendent les réformistes de tous poils. Plus que jamais bourgeoisie et prolétariat sont dans un rapport antagonique.&lt;br/&gt;La prétendue « convergence des luttes » et l'unité syndicale, fers de lance pour briser toute réaction prolétarienne et extension réelle.&lt;br/&gt;Face aux attaques contre ses conditions de vie, la classe ouvrière a réagi en automne dernier. Timidement sans doute, mais en montrant dans les grèves qui surgissaient alors une réelle volonté d'élargir son combat, de trouver la solidarité. La réflexion sur la nécessité d'agir de façon unie progressait de toute évidence dans la classe ouvrière. Les forces d'encadrement de la bourgeoisie ne pouvaient pas ne pas réagir. Plutôt que de laisser le mouvement trouver sa voie et la conscience de classe gagner en maturité, les syndicats — dans un élan « unitaire » à vous tirer des larmes — ont alors proposé un substitut qui devait s'avérer d'une efficacité redoutable pour tétaniser le prolétariat : la « convergence » des luttes. À l'extension sur la base des luttes réelles, de proche en proche, à la fusion des AG, ouvertes à tous, à la recherche active de solidarité par délégations, par des contacts directs et vivants, la montagne bureaucratique syndicale préfère accoucher de crottes de souris dites « journées de mobilisation » et de « convergence »… toutes les 6 semaines : 29 janvier, 19 mars, 1er mai unitaire (quelle farce !), 26 mai, 13 juin et… bonnes vacances ! Sans oublier l'intermède récréatif : le cirque des élections européennes (heureusement déserté par la majorité des ouvriers et des jeunes) offrant le spectacle de quelques tours de piste des clowns médiatiques Cohn-Bendit ou Besancenot, flanqués des fossiles du stalinisme et des marteaux du socialisme réunis dans le « Front de Gôche », tous ardents défenseurs de la « convergence »… vers un capitalisme (d'État) moralisé ! Ite missa est !&lt;br/&gt;Que dire également d'un mouvement universitaire totalement circonscrit après 4 mois de grève et d'un « blocage » qui fut surtout un blocage de sa propre capacité à sortir du campus et du cadre Educ. Nat. ?&lt;br/&gt;Encore une fois, les syndicats ont pu assurer la domination capitaliste contre tout risque de sortie de route… Une route bien balisée qui ne peut mener qu'à la défaite, sans même avoir eu l'impression d'engager vraiment le combat. La mafia sarkoziste à la tête de l'État peut laisser éclater  sa joie et son mépris des classes opprimées. Elle ne risque rien : ses centrales veillent au grain. Mais si les syndicats ont aussi facilement réussi à maintenir l'isolement, c'est qu'effectivement le prolétariat reste faible : dans sa conscience et dans sa capacité à organiser lui-même son combat. Il nous faut réapprendre et retrouver ensemble les véritables moyens de la lutte.&lt;br/&gt;La lutte de classes est une course de fond.&lt;br/&gt;Pourtant, dans ce contexte difficile, des formes d'organisation ou de réflexion essaient de se frayer un chemin. La volonté minoritaire de prendre sa lutte en mains, de sortir du carcan syndical, voire de préparer une grève généralisée, se traduit par exemple par la constitution de « collectifs ». Ainsi, sur Toulouse, « Interluttes » (regroupement au départ de précaires et d'intermittents du spectacle) ou « École en colère » (parents et profs du primaire). Nombreux sont les enseignants qui proclament ouvertement leur « désobéissance » active. Ces actions « poil à gratter », diffuses, souvent courageuses, ne trouvent pas encore à se fondre dans une lutte ouverte qui permettrait d'en dépasser les contradictions parfois corporatistes.&lt;br/&gt;Saluons tous ceux qui ne se résignent pas ; qui, en menant des luttes de résistance, empêchent la bourgeoisie d’avoir les coudées franches pour taper encore plus fort. Mais face aux enjeux, il va falloir passer à l’offensive. Sans solution miracle, il nous faut tisser les fils autrement. Comprendre que les syndicats, en tant que tels, sont devenus une entrave à toute lutte de classe qui soit réellement une remise en cause de la domination capitaliste. Il nous faudra donc prendre en main tous les aspects de nos luttes, ne compter que sur nos seules forces, ne pas hésiter à expérimenter, se tromper, confronter, débattre des décisions à prendre et s'engager ensuite résolument. Il faudra placer d'emblée la solidarité et l'extension au coeur de toute reprise des combats à venir et compte-tenu du caractère massif des licenciements, y associer immédiatement tous nos camarades au chômage.&lt;br/&gt;HORS DES SYNDICATS DE COLLABORATION DE CLASSES, DÉVELOPPONS NOS PROPRES EXPÉRIENCES DE LUTTE ! RECHERCHONS LA SOLIDARITÉ DANS TOUS LES SECTEURS !&lt;br/&gt;« L'ÉMANCIPATION DE LA CLASSE OUVRIÈRE DOIT ÊTRE L'ŒUVRE DES TRAVAILLEURS EUX-MÊMES ! »&lt;br/&gt;( Statuts de l'Association Internationale des Travailleurs, 1864 )&lt;br/&gt;TUMULTO ! (tumulto.org — &lt;a href=&quot;mailto:contact@tumulto.org/&quot;&gt;contact@tumulto.org&lt;/a&gt; — 13/06/2009)&lt;br/&gt;Textes et presse du mouvement ouvrier : collectif-smolny.org — ibrp.org — internationalism.org internationalist-perspective.org — leftcommunism.org — marxists.org — pcint.org — sinistra.net&lt;br/&gt; ——  Faites circuler  ——  Ne pas jeter sur la voie publique  ——&lt;br/&gt;</description>
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